dimanche 10 juillet 2011

Quand les blessures du passé laissent des bleus à l’âme...



Avant que mon présent ne se conjugue au passé, peut être aurais je du écrire ce qui suit ?
Mais l’écrire c’était en quelque sorte mettre en lumière ce côté de Maitre D. et de moi qui devrait rester dans l’ombre.
Lui parce que je n’aime pas parler de façon négative de quelqu’un ayant fait partie de ma vie.
Moi parce que c’est révéler à quel point parfois je peux avoir un côté masochisme mental.
Mais comme son côté prédateur et ce côté victime qu’il avait fait ressortir ont laissé une profonde fêlure en moi, je pense que pour avancer, pour qu’il y ai un futur avec un autre, il me faut en parler.

Le côté Maitre en lui fonctionne sous un mode prédateur. Il ne sait pas comment avancer autrement.
Il n'est, comme le dit fort justement celui avec qui j’aurais tant voulu faire un bout de chemin, juste qu’un dominateur, pas un dominant par nature. Et surtout pas quelqu’un sure de lui, équilibré, en accord avec ses désirs.

Alors, me direz-vous, pourquoi, si j’en ai conscience, me suis-je laissée entrainée sur ce chemin ?
Et bien tout simplement parce que au début il n’était pas comme ça. Comme le prédateur qu’il est, il a joué au copain, puis à l’ami tendre, au presque amoureux. Il m’a ensorcelée à un moment où j’étais en quelque sorte en hibernation à un moment où je me cherchais.

Et quand il a sentit que j’étais emprisonnée, séduite, il est passé en mode… Maitre D.
Il a cherché constamment à me rabaisser, me culpabiliser, jamais à me grandir.
Je pensais que le temps passant, le lien se tissant, j’arriverais à élever cette relation, à l’aider à exorciser ses démons.
Mon côté compationnel...

Il passait souvent par des phases agressives, irrationnelles.
Il me menaçait constamment de faire le ménage dans ma liste d'amis sur FB. Il cherchait  m'isoler, à me couper de mes amis.
Quand il allait mal (un était dépressif perpétuel et mal soigné) c’était parce que je n’étais pas suffisamment présente pour lui tenir la main (à 220km de distance pas simple).
Quand je ne me sentais pas capable d’obéir à distance dans le délai demandé, j’étais une pauvre conne, une minable et une moins que rien. Je recevais des messages d’insultes.
J’ai accepté tout ça. Une espèce de fascination masochiste, un cercle vicieux.

Ce ne sont pas des rapports Maitre soumise. Juste des rapports entre un dominateur faible et prédateur, et une soumise mentalement masochiste devenue en quelque sorte aveugle.

Je ne veux plus de ce genre de relation. Et je suis profondément marquée par ça, meurtrie jusqu’au fond de mon esprit.
Meurtrie et salie.
Ce qui fait que à chaque fois que je suis en face de quelqu’un qui semble vouloir me culpabiliser, vouloir que je m’excuse, pour quelque chose indépendant de moi, et bien je réagis violemment.
Ou plutôt mon instinct de survie prend le dessus. Je deviens incapable de penser, de raisonner. Incapable de rester à ma place. Totalement irrationnelle et irréspectueuse.

Le temps adoucira, ou peut être y a-t-il une autre solution… un homme, un Maitre, un vrai dominant, pas un prédateur, capable de comprendre cette blessure, capable d’intelligemment petit à petit de la refermer. Capable de me réapprendre à faire confiance.
Et j’ai hélas conscience que le virtuel qui s’éternise ne facilite rien.
Lui il aurait pu, il n’est ni un prédateur, ni un simple dominateur. Mais trop dominant pour supporter une soumise qui se cabre, a peur et qui, en quelque sorte, ne sait plus lâcher prise.
Ce n’est pas que je n’ai pas confiance en lui, juste que mon passé m’obsède et que je ne veux pas le reproduire.
C’est de la peur.


Et mon âme continue de errer.... 
Elle voudrait, espère tant se poser !


2 commentaires:

  1. D'autres approches, sans aucun doutes, mais avant tout, reprend confiance.

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  2. Merci.
    Je n'avais pas vu ton commentaire.
    Je me suis posée... enfin !

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