mardi 21 juin 2011

Soumise ou vanille imaginative... fantasme commun

Petite entrée en matière
Je n’appartiens pas au monde vanille, ni au monde libertin.
Je suis … une âme perdue dans le monde feutré, brulant, fascinant du BDSM, une soumise.
Je le suis depuis bien longtemps. Ce n’est pas juste une envie tardive, pour faire bien, se donner des frissons quand la cinquantaine frappe à la porte..
Il existe quelques fantasmes qui sont communs au monde des libertines et à celui des soumises.
Bien souvent ils semblent presque extrêmes aux premières alors qu’ils ne sont que basiques pour les secondes.
Le texte qui suit, du moins sa première version, je l’ai écrit il y a presque 6 mois. C’est un des premiers devoirs rédigé sur ordre de et pour mon exMaitre. Il voulait que je décrive en détail une scène que j’aimerais vivre.
J’ai beaucoup de mal à me livrer à ce genre d’exercice. Je ne fonctionne pas comme ça.
Certaines et certains imaginent des scènes précises. Moi j’aime me sentir objet entre les mains de l’autre, me laisser guider, être surprise.
Cet écrit je l’ai repris il y a quelques jours, y ai changé quelques petits détails, et j’en ai fait cadeau à …. disons quelqu’un, qui cherchait des écrits.

Petite mise au point
Je répète, c’est un fantasme, une scène tout à fait basique. Des milliers de femmes voudraient la vivre, telle que je l’ai écrite ou avec quelques variantes.
Après que mon écrit ait été mis en ligne « quelque part » j’ai appris qu’une femme ayant fait partie de mes amies, et semblant être incapable de m’oublier (c’est flatteur…) claironnait à qui voulait bien l’entendre, que je l’avais plagiée.
Alors que, en plus de la banalité de la scène décrite, n’importe qui m’ayant déjà lu peut y reconnaitre mon style….. n’ayant rien à voir avec le sien.
Son style, je lui laisse. Moi je sais écrire.
Vous qui passez par ici, je vous livre cet écrit…puisqu’il m’appartient, à moi et aux deux hommes à qui je l’ai offert.

Et enfin mon écrit… merci de votre patience !


Rêve ou réalité…
Comme vous aimez le faire, pour ajouter plus de cérémoniale à nos rencontres, vous m’avez envoyée une « Convocation Officielle ».
Convocation laconique s’il en est, me demandant simplement de me rendre à 16h00 dans cet hôtel, perdu au milieu de la campagne, lieu dont nous avions parlé un soir, et de, arrivée à destination, avant même de descendre de la voiture, vous envoyer un sms pour vous prévenir.
La seule autre précision étant de ne pas oublier d’emporter avec moi mon corset de satin noir.
En réponse à ce sms juste ces mots de vous : rends toi à la réception et demandes les clés de la chambre réservée au nom de M. X.
Arrivée dans la dites chambre, posé sur le lit, je trouve mon Collier, un bandeau et une enveloppe contenant vos instructions.
La première est de me dévêtir entièrement, une fois dévêtue de mettre mon corset puis de fermer le collier sur mon cou.
La seconde… repousser la porte sans la fermer.
Et enfin la dernière, aller vers le lit, mettre le bandeau sur mes yeux, m’agenouiller, la tête reposant sur le drap, les fesses offertes en direction de la porte, et attendre sans bouger.

Mettre ce corset, seule, une leçon de patience ; puis attacher mon Collier, sensation d’appartenance.
Avant de mettre le bandeau, je me regarde dans la glace…. sensation d’être possédée, d’être Votre, Votre objet.

Je pose ce bandeau sur mes yeux, me mets sur le lit, dans la position ordonnée. Et puis arrive cette attente, excitante, insupportable. Des questions se bousculent dans mon esprit.
Cette porte qui n’est pas fermée… si un client ou bien un membre du personnel de l’hôtel entrait par curiosité. Sentiment de honte, d’humiliation à cette idée.
Et si ce n’était pas avec vous que j’avais rendez vous. Si vous aviez mis vos « menaces » à exécution, si celui qui allait entrer, pénétrer dans cette chambre, dans mon intimité, n’était pas Vous, mais plutôt quelqu’un envoyé par Vous ; Ou « pire encore », Vous et un autre.

Enfin, après ce qui me semble être une éternité, la porte s’ouvre. J’entends quelqu’un s’approcher du lit, sans une parole. Puis une main vient effleurer mon dos, mes épaules, mes fesses.
Cette main vient accrocher une laisse à mon collier et tire doucement dessus, juste pour me faire sentir, ressentir mon statut de chienne possédée,  puis elle redescend caresser mes fesses.
Elle s’aventure entre mes jambes, me caresse doucement. Je sais que je suis dégoulinante d’excitation et puis ces doigts viennent violer brutalement mon intimité pour m’abandonner soudainement pendant quelques instants, de longs instants, toujours sans un mot.
Et enfin un son, celui d’une lanière de cuir qui siffle et vient frapper mes fesses puis mes cuisses. Là je sais que c’est Vous. Cette sensation, celle de cette ceinture que vous aimez tant, cette façon horizontale, symétrique de frapper.
Cette lanière qui vient mes frapper encore et toujours, jusqu’au moment où la douleur et le plaisir mêlés deviennent insupportables, là où la jouissance devient proche, très proche.
Puis un poids sur le lit derrière moi, une main qui vient se poser sur ma tête pour l’immobiliser, un sexe qui me pénètre sans ménagement.
Une voix qui me dit que je ne suis qu’une chienne en chaleur capable de mouiller sans retenu pour un inconnu quelqu’un que je ne peux même pas voir, juste imaginer.
Pas juste une voix, Votre voix.
Me sentir utilisée jusqu’au plaisir, le mien mais aussi et surtout le Votre.

Après, des mains, vos mains qui m’aident à m’asseoir, qui dénoue mon bandeau, des mains qui caressent mon visage tendrement, qui viennent essuyer ces larmes de douleur et de plaisir mêlés ; des mots apaisant, doux et amoureux.

s.Vella

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